Le professionnalisation du secteur événementiel: regards croisés

Publié le 07.06.2019 « Toutes les actualités

Deux formatrices abordent avec nous de la professionnalisation du secteur évènementiel et leur rôle de formatrice au sein de notre Executive Master en Management d'Evénéments. L’une est belge et l’autre québécoise. Delphine Baise est responsable du département Sponsoring, Events & field chez ING. Nathalie Courville est consultante en stratégie marketing, financement et gestion d’événements au Québec.

Aujourd’hui, le secteur événementiel est un facteur incontournable de la communication. Avec son nombre sans cesse croissant de parties prenantes mais aussi ses domaines toujours plus diversifiés, la planète événementielle se doit plus que jamais d’être dotée de professionnels au fait des outils et méthodologies de son temps.

Bien qu’à une époque l’on pouvait apprendre le métier sur le tas, la professionnalisation est à présent fondamentale. Comme nous le rappelle Delphine Baise, cette professionnalisation bénéficie à tous les acteurs du domaine : du visiteur à l’organisateur en passant par les sponsors, tout le monde y gagne. 

D’une part, grâce au professionnalisme des organisateurs, le visiteur vivra une bien meilleure expérience événementielle. D’autre part, il sera possible d’obtenir de meilleurs partenariats avec des marques plus prestigieuses avec de réelles capacités d’activation. Ces dernières ne sont pas en reste car leur investissement permettra sans aucun doute un bon return. Enfin, avec des visiteurs et des sponsors satisfaits, l’organisateur retirera de nombreux bénéfices. Et pas uniquement financiers. 

Pour une approche comparée, Delphine et Nathalie nous exposent leur vision de la contribution de leur pays respectif. Il ressort qu’il y toujours à apprendre des autres. On le dit souvent, l’Amérique du Nord a une longueur d’avance : Delphine Baise reconnaît leur très bonne organisation, leur belle capacité de pilotage et de réalisation mais aussi leur aisance à collaborer avec les autorités publiques, dans une forme d’harmonie.

La Belgique autre grand pays de festival n’est pas en reste. Nathalie Courville, sur le partenariat, remarque qu’il y a en Europe une pratique plus courante du mécénat culturel dans les entreprises, ce qui n’est pas du tout le cas au Canada. Elle admet qu’ils ont « une meilleure pratique au niveau des entreprises mais pas au niveau des individus ».

Si l’on se place du côté des entreprises, il est évident que compter parmi ses équipes des communicants bien formés et en prise avec la réalité est une nécessité. Cependant, pour les petites structures, former leur propre personnel représente une difficulté de taille surtout pour des expertises parfois pointues. Ainsi, Nathalie Courville souligne que les formations externes permettent « aux gens d’aller chercher des compétences auprès d’experts […], ça favorise une santé pour le secteur […] et fait en sorte que les gens arrivent avec un bagage facilitant leur intégration, leur apprentissage. Ça permet de créer de la valeur et du renouvellement. »

Au travers de l’Executive Master en Management d'Evénements, elles voudraient chacune inspirer leurs étudiants, leur « ouvrir des possibles ». Riches de leurs expériences, Delphine et Nathalie distillent généreusement les cas réels et autres exemples pertinents pour permettre à leur auditoire de saisir pleinement les implications des métiers de l’événement.

En savoir plus sur l'Executive Master en Management d'Evénéments

 Delphine BAISE, responsable du département Sponsoring, Events & field chez ING

 Nathalie COURVILLE, consultante en stratégie marketing, financement et gestion d’événements au Québec.