Sponsoring et crowdfunding – deux modes de financement souvent incontournables dans le secteur événementiel

Publié le 12.07.2017 « Toutes les actualités

Quelle que soit sa nature, l’organisation professionnelle d’un évènement nécessite souvent pour une entreprise de s’associer avec d’autres. Sur le sujet, nous avons interrogé deux formatrices de l’Executive Master en Evénementiel : Nathalie Courville* (professeur @HEC Montréal - Québec) et Delphine Baise* (Head of Sponsoring, Events & Field Communication @ING) ). Toutes deux évoluent dans le domaine de l’événementiel depuis de nombreuses années.

En fonction de son objectif, le partenariat prendra différentes formes. Nous retiendrons ici le sponsoring et le financement participatif.

Depuis sa négociation jusqu’à son activation, en passant par le choix d’une stratégie, le sponsoring couvre une série d’actions visant un objectif précis de communication et de marketing. Cependant, la collaboration ne devrait pas poursuivre l’objectif de visibilité mais plutôt celui d’engagement, selon Delphine Baise. Au-delà de la visibilité, le partenariat rend possible le contact avec le public intéressé par l’événement ou la marque organisatrice. L’objectif d’engagement cherche à ce que les visiteurs aient de l’attention pour la marque dans le futur, poursuit Delphine.

Pour ce qui est de la mesure ultime de l’efficacité du sponsoring, elle réside dans la considération qu’a son public cible à l’égard des produits et/ou services de la marque. En fonction du type d’activité d’une organisation, l’on parle de love brand s’il s’agit de vente de produits et de brand consideration pour l’offre de services. Evidemment, avant de pouvoir objectivement mesurer cet impact, il faut patienter et accepter que cela prenne du temps. Jusqu’à plusieurs années pour du sponsoring de haut niveau.

Quant au financement participatif -ou crowdfunding-, il gagne peu à peu ses lettres de noblesse en Belgique. De nombreuses plateformes apparaissent, certaines nous venant de France.

Chez nos voisins américains, le succès des plateformes anonymes comme les appelle Nathalie Courville, ne se dément pas. Les KickStarter et autre IndieGogo pullulent.  Mais le taux d’échec en Amérique du Nord reste considérable. Pour le Québec, seuls 20% des projets financés selon ce mode parviennent à se maintenir. Faute d’encadrement et de bonnes pratiques, les nouveaux entrepreneurs peu informés ne parviennent pas à pérenniser leurs projets. 

Responsable de la plateforme québécoise de KissKissBankBank, Nathalie Courvile parvient àafficher un taux de 85% de réussite. Et ce, grâce au suivi quotidien mais surtout à la formation de ces entrepreneurs. « Beaucoup de gens savent que ça existe mais ceux qui s’en servent, ne s’en servent pas toujours bien […] il y a une compréhension très inégale de la force de cet outil. […] il y a vraiment un besoin que les gens se forment et comprennent mieux. » Bien entendu, les marchés et les comportements diffèrent mais une similarité de besoins existe entre les entrepreneurs belges et québécois.

Le secteur de la communication et celui de l’événementiel en particulier est en constante évolution. Ainsi, dans le souci de répondre aux demandes d’une clientèle toujours plus exigeante, il est évident que les professionnels du secteur doivent de façon continue mettre à jour leurs connaissances, leurs pratiques. Et ce, aux travers de formations qualifiantes, de partage d’expériences toujours dans l’optique d’une professionnalisation de leurs compétences.

*Nathalie Courville et Delphine Baise sont également professeurs au sein de notre Executive Master en Management d'Evénements. Les inscriptions pour cet Executive Master (2017-2018) sont ouvertes. Infos et inscriptions via ce lien.